Qu'il évoque son incarcération dans un camp militaire israélien, qu'il médite sur sa condition de poète dans un monde où bien des choses "ne se disent pas en deux langues" ou qu'il affronte le mystère de la mort, Abbas Beydoun s'affirme dans cette anthologie comme une figure majeure de la modernité poétique arabe.
Abbas Beydoun se présente dans cette antologie comme un peintre. En le lisant se construit devant nous une perspective ou les choses prennent corps et nous questionnent et où les vivants deviennent des choses en mouvement. La douleur est subie sans rancune comme celle de quelqu'un qui est de toute façon au dessus de l'événement et au délà du subi.De toutes les façons les plaies ont tordu les prismes à travers lesquelles le monde devient chimérique et decevant, magique et fantastique. Abbas Beydoun se lit aussi bien en français qu'en arabe.Son écriture est universelle comme Hikmet et Aragon. C'est une écriture qui ne demande qu'une traduction littérale et "enfantine" pour être fidèle à son esprit. C'est le merle libre moqueur et évasif.Un poète universel pétri du Sud et surréaliste. Lisez le !!